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Mes élucubrations et « potins »

Mes élucubrations et « potins »
  • Vous trouverez ici un aperçu de tout ce que j'ai pu écrire et écrirai encore, au fil du temps, en vers ou en prose mais aussi, et surtout, quelques lignes d'auteurs qui m'ont particulièrement touchée.
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12 août 2016

BIENVENUE CHEZ MOI

 

Bienvenue

 

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21 octobre 2023

Le pire de mes souvenirs d'enfance.mp3

21 octobre 2023

Le temps qui reste.mp3

19 octobre 2023

Je suis guérie.mp3

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L'envie d'aimer.mp3

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19 octobre 2023

Je n'ai rien oublié.mp3

15 août 2016

HOMMAGE A MON PERE

Mon père, ce héros au sourire si doux ...

Certes elle n’est pas de moi, cette phrase merveilleuse.
J’aurais dû te l’écrire depuis longtemps déjà
Et te dire alors que tu étais encore là,
Combien, Papa chéri, tu m’as rendue heureuse.

Nul besoin entre nous de paroles excessives.
Nos regards se croisaient et nous nous comprenions.
Même esprit … Pour une blague, dans la même communion,
Je comprenais avant que la chute n’arrive.

Je me souviens qu’un jour, parlant de « Painlevé » *
Président du conseil, l’idée nous est venue
Tu aimais à le dire - « aussi sotte que grenue »
Faire le même calembour … J’en suis restée « scotchée ».

Mais bien avant cela, tu as su nous distraire
En variant les jeux – les rébus – les charades –
Le pendu – fort précieux pour le vocabulaire,
Ça finissait toujours en grosses rigolades.

Tu nous posais des colles, testant nos connaissances,
Nous faisant revoir ce que nous avions appris …
- « Quelle est la capitale … » pour la géographie
- « La date de la bataille … » pour l’histoire de France.
 
Tu étais à nos yeux un vrai puits de sciences,
Répondant à chacune des nombreuses questions
Sans jamais te tromper, et que nous te posions …
Sûr ! Tu avais tout pour « épater l’audience ! ».

Je conçois qu’à nous toutes nous en formions une belle.
Une épouse et cinq filles, quoi de plus stimulant
Pour le seul « pauvre coq » parmi une ribambelle
De poules un peu « fofolles »… Ah que c’était tordant !

Tordant oui, mais pour qui ? Tu parles d’une rigolade !
Certains même te disaient : - « Vous devez être heureux ! »
C’est vrai que tes 6 « chèvres » t’en ont mis … des ruades,
A nous six réunies, nous en faisions un jeu.

Puis soudain ça y était, tu poussais ta gueulante.
Pour en arriver là, nous avions dû faire fort…
Cette vie de « barjot », nous la trouvions marrante.
Je l’avoue aujourd’hui, nous avions bien des torts.
-
Mais tout ne fut pas drôle…

Yves avait agrandi le cercle de famille
En arrivant au monde, le tout « petit dernier ».
Enfin il nous venait un gars après cinq filles.
Nous étions fous de joie, toi papa, le premier.

Cette joie a pris fin … Fini le beau vacarme.
Quand Yves nous a quittés, tu as mis sur ton nez
De grandes lunettes noires pour nous cacher tes larmes …
Des épreuves aussi dures, comment les oublier !

J’avais presque dix ans, un âge où l’on comprend
Que la vie peut parfois jouer un mauvais tour.
Heureusement pour nous, nous étions des enfants
Auxquels vous avez su prodiguer tant d’amour.

Les années ont passé, ce temps est révolu,
Mais au fond de mon âme je le revis encore.
Quel immense bonheur que celui d’avoir eu
Un père tel que le mien, un vrai « PAPA EN OR ! »
-------------------------------------------------------------------


* Explication pour Painlevé … Nous avons vécu à Tunis, c’est dire qu’il faut prononcer ça avec l’accent de « là-bas », un peu comme Michel Boujenah

Papa : « Si Painlevé il est Président du Conseil, qu’est-ce que c’est alors, le pain qu’il est pas levé ??
Moi : « C’est du … Khobs Taboun ! »

Ce genre de pain est rond et plat, d’un diamètre de 20cm en gros
Haut de 3cm pas plus, il est cuit dans la Tabouna (un four à l’ancienne).

12 avril 2016

« LES MOTS » Paroles magnifiques / RENAUD

renaud

 

C’est pas donné aux animaux, pas non plus au premier blaireau 
Mais quand ça vous colle à la peau, putain qu’est-ce que ça vous tient chaud
 

Écrire et faire vivre les mots, sur la feuille et son blanc manteau 
Ça vous rend libre comme l’oiseau, ça vous libère de tous les mots, 
Ça vous libère de tous les maux 

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse 
Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses. 

Poèmes, chansons, brûlots, vous ouvrent des mondes plus beaux. 
Des horizons toujours nouveaux, qui vous éloignent des troupeaux 
Et il suffit de quelques mots pour toucher le cœur des marmots, 
Pour apaiser les longs sanglots, quand votre vie part à vau-l’eau 
Quand votre vie part à vau-l’eau. 

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse,
Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses. 

Les poèmes d’un LEAUTAUD, ceux d’un BRASSENS, d’un NOUGARO,
La plume d’un VICTOR HUGO éclairent ma vie comme un flambeau. 
Alors gloire à ces héros, qui par la magie d’un stylo 

Et parce qu’ils font vivre, les mo emmènent mon esprit vers le haut, 
Emmènent mon esprit vers le haut. 

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse 
Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses ...

Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses. 
8 avril 2016

LE PIRE DE MES SOUVENIRS D'ENFANCE

     Depuis quelques semaines me trotte dans la tête
L'envie de raconter « les choses de Ma vie ». 


Je commencerai donc en parlant tout d’abord
D’un sacré beau navire, mené par des parents
Qui auront tout donné, à nous, leurs cinq enfants 
Après que le sixième ait dû quitter le bord.

1  

Il était condamné, déjà à sa naissance,
A être différent… C’était alors l’époque

Qui rappelait sans cesse que cette différence
Le rendrait incurable, faisant de lui ... une loque.

« Trisomie 21 »  Vous parlez d’un jargon !
Lorsque après cinq  filles, toutes bien constituées,

La famille applaudit l’arrivée d’un garçon, 
Comment imaginer qu'il naisse « raté » ? 

3 

La joie était immense mais hélas, dans la chambre
Où vivait mon grand-père, la joie n'y était pas.
Lui seul avait compris, et ce depuis septembre, *
Que notre petit frère ne nous ressemblait pas

 

- « Il ne pleure jamais ! » disait-il à ma mère.
- « Ton fils n’est pas normal ! » Comme il avait raison !
Il avait bien senti qu'au sein de la maison
Il se passait des choses qui ne lui plaisaient guère. 

6 

Puis il s’en est allé, peut-être au Paradis,
Laissant un petit être - c’est le cas - sans défenses,
Ainsi qu’une famille plongée dans la souffrance
Après qu’elle eût compris ce qu’est la leucémie.

Eh oui, la leucémie … Maladie incurable
Qui s’abattait encore, avec acharnement,
Sur un être qu’on pensait dénué de jugement 
Alors que de nos jours ils sont tous adorables. 

2

Chaleureux, autonomes et si plein de tendresse,
Un cœur « gros comme ça », tout débordant d’amour !
Comment ne pas craquer lorsque, dans une caresse,
Ils soufflent à votre oreille : « Je t’aimerai toujours ! »
( Vu à ce sujet un documentaire très émouvant )

5

Maman n’acceptait pas ce mauvais coup du sort,
Et priait chaque jour que la Vierge lui reprenne
Cet enfant anormal dont elle voulait la mort,
Ou ôterait sa vie et supprimerait la sienne.

 Mais il s’est « envolé » une nuit de janvier
Epargnant à Maman un acte inconcevable
Que personne n’aurait pu juger pardonnable.

Il est parti sans bruit, pour ne pas déranger.

7 

1950 - Je parle ici d’une époque bien différente de la nôtre à tout point de vue, tant par les mœurs que par les pouvoirs de la médecine. On pensait qu’après avoir dépassé 40 ans, une femme risquait de mettre au monde un enfant anormal et la leucémie ne se soignait pas encore. 
Plus de 60 ans se sont écoulés depuis, mais ces événements sont restés bien ancrés dans la mémoire de la petite fille que j’étais alors.

Lorsque YVES est venu au monde, je venais d'avoir 6 ans.
* Il était né le 7 septembre 1950 -  Il nous a quittés le 4 janvier 1954.
Il avait 3 ans et 4 mois   et   j'avais  9 ans 1/2.

8 avril 2016

ALES - 20 Septembre 2014

Il est 5 heures, Alès s’éveille,
Il est cinq heures et je n'ai plus sommeil

Crue Gardon

 Et pour cause ! Quelques éclairs zèbrent encore le ciel, de gros coups de tonnerre se font entendre et la pluie quant à elle est encore là, toujours là, fine mais bien présente. 

De nature curieuse, je me décide à aller jeter un œil au Gardon, que j’entends gronder depuis la Grand Rue Jean Moulin. Il charrie des eaux impétueuses mais son niveau est moins haut que je ne le pensais puisque les arches du Pont-Vieux sont encore bien visibles.
- « Nous ne subirons pas de Gardonnade  pour cette fois ! » me dis-je, rassurée.

Je m’engage donc pédibus-jambus en direction du pont, sur la voie verte qui longe les berges. Je suis coutumière de cette petite ballade, que je faisais souvent depuis mon installation dans le quartier, du temps où j’allais promener Cachou, mon amour de petite chienne.

Dans le lit de la rivière, des formes à peine perceptibles, raides comme des piquets, que j'avais tout d'abord prises pour des jauges à mesurer la hauteur de l'eau, se meuvent soudain. Tiens ! Un fort battement d'ailes ! Un gros oiseau vient de prendre son envol, juste pour quelques secondes, pour s’immobiliser à nouveau sur une petite parcelle de berge encore hospitalière. Elle abrite  (et  là je le comprends enfin) une compagnie de hérons cendrés ainsi qu’une petite aigrette toute frêle, d’un blanc immaculé.

Totalement ignorante des cris qui caractérisent cette gente ailée, j'ose afin de m’amuser un peu, deux ou trois « coin-coin » nasillards. Quelques gloussements se font entendre suivis d'un véritable concert d’autres coin-coin … Je savais bien que ces plaisants palmidèdes faisaient partie de la faune du Gardon mais je ne m’attendais vraiment pas à ce qu'ils  daignent me répondre.
Je dois me
 rendre à l’évidence … Je sais parler « canard » !

 

Je continue ma promenade … Me voici à présent rendue sur le Pont-Vieux. Une forme grisâtre détale ventre à terre au beau milieu de la route.
« Sans doute un chaton effrayé ! », pensai-je.
Eh bien non ! C’est un beau gros rat qui s’agite et qui finalement opte pour un plongeon salvateur.    
Mais assez ri.

Totalement absorbée par mes découvertes animalières, je n'avais pas encore prêté attention aux « tchop-tchop » émis par les pales des hélicoptères tournoyant dans le ciel d’Alès encore endormie.
Je comprends soudain que quelque chose de sérieux se joue, mais quoi ? Le gardon n’a pas débordé, y aurait-il eu un grave accident, un meurtre avec recherche de fugitifs ? Que sais-je encore !
Longtemps je scrute le ciel afin de situer dans quel coin sont effectuées les recherches , mais à 6 heures, j’abandonne … 
De toute façon les hélicos ont cessé leur ronde et une petite faim me rappelle à l'ordre - je n'ai encore rien avalé ce matin.
Je mets fin à mes 45 minutes de promenade matinale et c'est en petit-déjeunant que les infos de 7 heures m'apprennent la nouvelle.

Tandis qu’une partie de la ville dormait paisiblement près du Gardon comme tel était mon cas, d’autres Alésiens vivaient une véritable nuit de cauchemar en voyant, impuissants, les eaux de ruisseaux en folie - le Grabieux et le Bruèges, monter inéxorablement et submerger leurs quartiers au nord de la ville.
                                  Inondations du 20 septembre 2014 à Alès : 140 à 200 mm d’eau se sont abattus en moins de 6h

 Gardonnade : ................. Terme employé pour désigner les énormes crues du Gardon, souvent dévastatrices.

Episode cévenol ... Phénomène météorologique qui intervient principalement en septembre et octobre dans les Cévennes et ses environs. Il s'agit d'orages très violents et fortement localisés, qui s'accompagnent de pluies diluviennes, entraînant dans la majeure partie des cas, des inondations.

 

Texte extrait des " Potins de ... FAM "

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